Stationnement à Paris : quel impact aura le « plan vélo » sur la Capitale ?

Reprendre sa voiture en septembre et retrouver le train train quotidien d’un trajet embouteillé, l’appréhension de nombreuses personnes. A Paris, comme ailleurs, le retour des automobilistes se traduit par d’importants bouchons, une pollution atmosphérique et un manque de places de stationnement au moment de se garer.

Pour améliorer cette situation, le Conseil de Paris a adopté en avril 2015 un « plan vélo » afin de transformer la ville en capitale mondiale du vélo d’ici 2020.

Pour le bonheur des Parisiens, de nouvelles places de stationnement vont voir le jour ! (Oui mais pour les vélos).

Davantage d’espaces et de stationnements à l’usage des deux roues

A trois années de la fin de son mandat, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a décidé de mettre les bouchées double pour atteindre son objectif de 1400 kilomètres de piste cyclable à l’horizon 2020. Cette annonce, réaffirmée lors de la rentrée des classes, remet de l’huile sur le feu d’un vieux conflit entre partisan et opposant de la place du vélo en ville.

A l’heure de la rentrée des classes, la tension est vive sur le sujet, et les arguments ne manquent pas pour freiner le développement du vélo en ville.

Ainsi, afin d’améliorer la qualité de l’air, le « plan vélo 2015-2020 » a été actualisé en juin 2017 sur le site de la ville. Paris prévoit donc un budget de 150 millions d’euros permettant de doubler le linéaire de voies cyclables. Ce budget alloué à la place du vélo en ville a été triplé avec un objectif simple, multiplier par trois la quantité de cyclistes à Paris. Dans ce budget, le réaménagement des voiries en voies cyclables estimé à 63 millions d’euros, masque également un investissement non négligeable de 7 millions d’euros : la création de nouvelles zones de stationnement dédiées aux vélos.

La transformation de places de stationnement en nouvel espace de circulation ?

C’est décidé, le modèle hollandais sur le déplacement à vélo est le filon à suivre pour améliorer la qualité de vie des habitants d’une grande agglomération comme Paris !

Pour accueillir tous ces amateurs de la « petite reine », la mise en place de zones de circulation et de stationnements appropriés s’imposent. Ainsi, et un peu comme le maillage des voies de circulation automobile (autoroute, route départementale, rue), la création de nouveaux aménagements sécurisant et facilitant un trajet à vélo va voir le jour. A titre d’exemple, la réalisation d’un réseau express vélo permettra de faciliter les déplacements sur deux grands axes (Nord-Sud et Est-Ouest), avant la mise en place de réseaux structurants et secondaires à même les arrondissements et rues de Paris.

stationnement vélo paris

Pour réaliser ces travaux issus de la carte explicative de la mairie de Paris, on peut s’interroger si de nouvelles emprises foncières seront à trouver pour mener à bien le schéma directeur ? Même si le réaménagement de grands axes est prévu, ce qui favorisera l’intégration des emprises « vélos » aux bandes de circulation automobiles existantes, la création d’espaces dédiés aux transports propres risque bien d’empiéter sur des places de parking en surface. Pour les amateurs de belles cylindrées, l’achat d’un vélo semble donc nécessaire pour s’adapter aux évolutions à venir (ils existent aussi des beaux vélos dépassant les 5 000 € !).

10 000 places de stationnement supplémentaires dédiées aux vélos

Avec un nouveau record d’abonnés, les statistiques de l’utilisation du Vélib confortent les décisions des élus de la Ville de Paris. Pour répondre à cette demande croissante, 10 000 nouvelles places de stationnements vont voir le jour pour satisfaire les nouveaux propriétaires de deux roues.

Une étude est ainsi en cours pour proposer un service complémentaire aux cyclistes dans leur stationnement. Entre les barrières existantes, fixées à même le sol sur d’anciennes places de parking en voie publique, la présence d’un mobilier urbain facilitant la fixation d’un engin à deux roues, ou les bornes dédiées à la location de Vélib, la construction de nouvelles aires de stationnement est en réflexion.

Des boxes pourraient ainsi voir le jour en voirie ou dans des recoins de la ville, ceci afin d’offrir davantage de sécurité à son vélo. La mise en place de consignes à vélo avec des partenaires historiques tels que la SNCF ou la RATP est également prévue, contribuant par la même occasion au déplacement urbain multimodal.

Comme pour le stationnement, de nouvelles attitudes à adopter dans ses déplacements

Pour Prendsmaplace, une plateforme collaborative spécialisée dans les locations de parking entre particuliers, les initiatives prises par la ville de Paris sont nécessaires mais bien trop tardives !

Dans un précédent article sur la place de la voiture en ville le constat était d’ailleurs sans appel entre deux agglomérations (Paris et Strasbourg), n’ayant pas pris le train en marche au même moment.

Entre Strasbourg et Paris, un nombre insuffisant de parking libre

Lorsqu’une ville comme Strasbourg se classe en 2017 pour la seconde fois 4ème ville la plus investie par la pratique du vélo en Europe, les efforts entrepris pour atteindre ce résultat ne se sont pas fait en l’espace de cinq ans.

Instaurer de nouvelles pratiques de déplacement peut mettre du temps. Le blog de la ville de Paris va dans ce sens en voulant instaurer une culture du « vélo ». Au Pays-Bas, une ville comme Utrecht  a réussi à surmonter « cette nouvelle tendance » depuis bien longtemps et construit en ce moment un parking à vélos de 12 500 places.

En disposant d’un minimum d’équipement et de conditions adaptées sur son lieu de travail, le fondateur du site Prendsmaplace privilégie déjà le vélo en semaine. En fonction des prévisions météo et des contraintes du moment, le confort de la voiture reste d’actualité à condition de se stationner gratuitement ou louant un parking chez un particulier dans le lien ci-dessous.

Parking particulier Paris

 

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