La nouvelle tarification du parking au quart d’heure

Nouvelle tarification des parking : premier constat

Le 1er juillet 2015 a marqué l’entrée en vigueur de la loi de consommation (sujet déjà abordé dans notre article de février 2015 nouvelle hausse des coûts des parkings publics et privés). L’application de cette loi, se traduit par la tarification des parkings au quart d’heure. Ainsi l’objectif est d’optimiser la rotation des places de parking dans les zones les plus demandées. L’objectif est aussi de réduire le phénomène « d’heure entamée – heure payée ».

L’association de défense des consommateurs « UFC Que Choisir » n’a pas tardé à réagir sur le sujet. Celle-ci a rapidement publiée, une étude réalisée dans 183 villes et 588 parkings. La comparaison porte sur les prix du stationnement en France entre 2013 et aujourd’hui. Le constat est sans appel, l’étude démontrant une inflation moyenne de 7 % des prix pratiqués en 2 ans. Ainsi, pour une même durée de stationnement le prix est à la hausse depuis l’entrée en vigueur de cette nouvelle loi. Pour les exploitants de parking n’appliquant pas encore la tarification au quart d’heure, la hausse serait en effet de 10 %. La palme d’or de cette augmentation revenant aux villes de Bordeaux, Lyon et Paris.

Quels sont les véritables gagnants de cette augmentation du parking ?

L’exploitation d’un certain nombres de parcs de stationnement en France se réalise suite à la délégation de la compétence « stationnement » de nos collectivités. En effet, propriétaire des parkings, celles-ci délèguent vers un prestataire souvent privé sous forme de contrat. Cette délégation de service public dans le domaine du stationnement est fixée par l’élaboration d’un marché public. Le contre fixe un certain nombre de clauses comme la durée d’exploitation du parc de stationnement. Le délégataire se rémunère alors grâce aux recettes d’exploitation générées par cette location.

Les clauses du marché prévoient également une rémunération sous forme de redevance d’occupation annuelle. Cette dernière intégreune part fixe ainsi qu’une variable de rétribution du délégataire vers la collectivité.

Ainsi, cette loi votée par nos élus est aujourd’hui contre productive par rapport à sa vocation initiale. L’objectif ne serait-il pas de combler certains budgets de nos collectivités ? Cette question se pose, au moment où l’Etat réduit petit à petit le montant des dotations aux collectivités !

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