2018, l’année du stationnement collaboratif ? Cinq éléments clés analysés par Prendsmaplace

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Un changement conséquent arrive dans le stationnement et dans le marché du parking !

Pour de nombreuses startups, disposer de la bonne idée n’a malheureusement pas toujours été suffisant pour connaitre le succès.

Malgré un concept pertinent, une équipe de choc et un modèle économique sans faille, la notion de timing reste un facteur clé pour devenir leader dans son domaine d’activité. Il est donc important de ne pas être en avance (absence de clientèle) ni en retard sur son temps (concurrence trop loin devant) pour franchir en premier la ligne d’arrivée.

Différents indicateurs en plus du manque de stationnement laissent ainsi penser au fondateur de Prendsmaplace.fr, que 2018 pourrait être une année charnière pour de nombreuses startups spécialisées dans le stationnement, y compris dans le parking collaboratif.

Différents éléments risquent, en effet, d’avoir une influence majeure dans la thématique.

Le 01 janvier 2018, date d’entrée en vigueur de la réforme du stationnement

Une réforme importante dans le stationnement se prépare pour l’ensemble des grandes villes disposant de places de parking sur la voie publique. Pour de nombreux automobilistes, il reste courant de stationner sa voiture et de ne pas payer (ou juste une partie) son stationnement au moment de croiser le parcmètre. Cette réforme visant à réduire la fraude doit également inciter davantage de personne à se déplacer différemment au quotidien. Une ville verte et durable, un enjeu important pour les grandes agglomérations comme Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Lille ou Strasbourg; ces dernières ayant investies des sommes conséquentes dans des mobilités propres et collectives.

A partir du 01 janvier 2018, la fraude au stationnement risque donc de surprendre plus d’un automobiliste partant souvent du principe : « qu’une prune de 17 € de temps à autre, après tout, c’est vite rentabilisée ». En effet, dorénavant, chaque ville fixera librement le montant de l’amende de stationnement ! Initialement à 11 €, le tarif de l’amende a déjà été révisé avec le décret n° 2011-876 du 25 juillet 2011 et son montant peut également varier de 35 à 135 € selon la gêne du stationnement (« gênant » à « très gênant »).

Réforme du stationnement, exemple de Paris et Strasbourg

Dès 2018, à Paris, le non paiement de son stationnement risque de coûter 50 €.  Sur Strasbourg, le montant actuel de verbalisation de 17 € sera maintenu en cas de paiement dans les 72h mais doublera si l’usager ne s’acquitte pas de la somme sous 3 jours. Sur Bordeaux, l’amende sera également doublée à 35 € dans l’hypercentre. Seule Nice devrait diminuer le montant de l’amende de 17 à 16 € et proposer une gratuité du parking partout dans la ville pour les trente premières minutes de stationnement.

amende post stationnement à strasbourg

Une révision des amendes à la hausse pour de nombreuses collectivités est à prévoir. Egalement, l’arrivée de nouveaux moyens de contrôle plus sophistiqués est en cours. Cela devrait inciter de nombreuses personnes à trouver un nouveau système « D » pour continuer à se garer. Du côté de Prendsmaplace, la nouvelle année est attendue avec curiosité. On peut en effet se demander si ces changements provoqueront une émergence des particuliers disposés à louer leur parking ? Les transactions entre particuliers vont-elles exploser ? Réponse sous six mois  !

Une mise en concurrence attendue par de nombreux automobilistes

Stationner en ville reste un cauchemar pour de nombreux automobilistes (perte de temps, absence de parking libre, risque de véhicule dégradé, stationnement prohibitif,…). Jusqu’à ce jour, le marché du parking a fait l’objet de peu de mise en concurrence. En effet, malgré les sommes astronomiques en jeu peu d’acteurs. Comme pour la téléphonie (dernier exemple en date), l’ouverture du marché  montre que les consommateurs souhaitent avoir plus de service. Il est vrai que marché traditionnel du parking présente deux faiblesses : l’incapacité de réserver un parking, et un prix élevé.

Emergence de start-up dans le stationnement

Plusieurs startups œuvrent ainsi depuis quelques années pour établir une offre complémentaire dans ce monopole en proposant de nouvelles innovations. Le parking partagé proposé par les startups de Bordeaux (parking facile) ou de Paris (Yespark) montre qu’en l’espace de trois années, de nombreux automobilistes ont déjà choisi une nouvelle technologie pour se garer tout en réalisant des économies.

Dans le domaine du parking collaboratif, les réservations de places de parking entre particuliers augmentent tous les jours, quelque soit la taille de la ville et la zone de recherche de stationnement. Des prix compétitifs et la géolocalisation des parkings ouverts à la réservation expliquent ce succès. Pour les annonceurs, l’appât du gain et la possibilité de dégager un revenu complémentaire expliquent également la hausse constante du nombre de parking référencé. Selon l’emplacement, un parking peut rapporter jusqu’à 100 à 250 € par mois sans trop de contraintes.

La nécessité de faire des économies sur le prix du stationnement

L’actualité est régulièrement marquée par la nécessité de faire des économies. Pas un jour où elle n’évoque une « nouvelle coupe budgétaire » sur le plan national. Pour de nombreux foyers, ce message se traduit également par une réduction des frais au quotidien sur certains postes de dépenses. Pas évident d’économiser d’importantes sommes d’argent sur son budget énergie (chauffage, électricité,…) ou sur son alimentation même en prenant de bonnes habitudes.

stationnement pas cher

Dans les mobilités, le déplacement en transport en commun reste sans doute une des solutions les plus économiques pour les trajets professionnels du quotidien. Malgré une réduction régulière de l’utilisation de la voiture, la France compte encore près de 35 millions de véhicules. A défaut d’un nombre suffisant de parking gratuit, la seule astuce au moment de se garer, reste la location de parking chez le privé (particulier ou partagé). Couplé à un covoiturage, les frais de stationnement peuvent alors diminuer, tout en impactant de manière positive le trafic en ville et les émissions en CO2.

En passant par un site spécialisé dans la location de parking entre particuliers comme Prendsmaplace, se garer devient facile. En ville, à proximité d’un aéroport ou en vacances, les mises en relations entre des personnes recherchant ou proposant une place de parking libre sur une courte, moyenne ou longue durée sont simples et efficaces.

La volonté de gagner en lien social au moment de se garer

Le temps passé accroché à son portable n’a jamais été aussi long. Pour les 16 – 24 ans, la durée journalière dépasserait même les 3 heures ! L’évolution du nombre de connexion internet ont amené au développement des smartphones afin que chacun puisse consulter ses mails, télécharger des applications ou d’autres fonctionnalités. Dans le parking, l’évolution des smartphones permet d’ouvrir une porte sectionnelle comme par magie. Néanmoins, malgré l’importance du numérique, l’attente des gens n’a cependant jamais été aussi forte pour gagner en lien social et se retrouver :  idée de partage.

L’explosion et le succès d’entreprises comme AirBnB, Le bon Coin ou BlaBlaCar montrent également qu’un échange se crée systématiquement. Même à travers un site internet ou une application mobile, l’expérience utilisateur est poussée. Échanger, interagir, se rencontrer, des éléments importants pour beaucoup d’automobilistes. A la recherche d’un parking pas cher, le tarif peut devenir secondaire. Il est d’ailleurs surprenant de voir les efforts que sont prêts à prendre certains annonceurs et automobilistes pour se rencontrer. En effet, certains n’hésitent pas à adapter leurs agendas même pour une location de parking de quelques heures. Des proches sont également en appui le temps d’un concert ou d’une course pour transmettre un bip !

Quel compromis des sociétés aéroportuaires envers les particuliers louant un parking à proximité de l’aéroport ?

Au départ, le parc de stationnement était exclusivement géré par l’aéroport. Depuis 2015 une concurrence a vu la jour. En effet, des entreprises low-cost et les particuliers proposent également une offre de location de parking. Entre les trois, la cohabitation est actuellement compliquée.

Pour contre attaquer, plusieurs pistes de réflexion sont en cours par les aéroports. De nouveaux systèmes de réservations en ligne voient le jour sur les plus petits aéroports. La construction de nouveaux parking moins cher à même l’aéroport est également lancée. De plus, de nouvelles prestations voient le jour (service voiturier ou robot voiturier). Malgré cela, il ne serait pas surprenant de voir éclater des conflits avec des aéroports souhaitant préserver son marché. Sur le web, les sociétés aéroportuaires ont déjà ouvert les hostilités sur le positionnement de société sur google. La surenchère de certains mots clés comme « parking aéroport » est d’ailleurs en cours. Plus inquiétant, certains aéroports n’hésitent pas entamer des « procédures juridiques« .

Les limites des parkings aéroports low-cost pas cher

Sur le terrain, un élément plus sensible est le non respect du code de l’environnement. En effet, le nettoyage de véhicules est encadré comme les dispositions à prendre en cas d’imperméabilisation de parkings en enrobés. Les mots « débourbeurs », « décanteurs lamellaires », « bâche de stockage » pourraient devenir incontournables dorénavant. Et oui, la transformation d’un terrain vague en parking réglementé risque demain de coûter cher !

Pour les particuliers, la donne est un peu différente. En effet, le stationnement de quelques voitures par habitation reste discret et peu impactant. Tolérer l’activité de quelques particuliers est un compromis à trouver pour limiter des levées de bouclier. Il y a quelques années, une pétition de riverains à bloqué l’implantation de DHL à Strasbourg. Accepter un marché collaboratif, une petite compensation pour la gêne subie par l’activité d’un aéroport à côté de chez soi.

Ce phénomène ne devrait d’ailleurs pas s’améliorer avec une fréquentation en hausse sur 5 ans.

 Aéroport  Évolution de la fréquentation en 5 ans
 Charles de Gaulle   + 36,6 %
 Orly  + 19,3 %
 Nice  + 27,9 %
 Lyon Saint-Exupéry  + 44,4 %
Genève + 36,4 %
 Marseille Provence  + 27,9 %
 Toulouse Blagnac  + 38,7 %
 Bâle Mulhouse  + 87,4 %
 Bordeaux  + 75,6 %
 Nantes  + 120,5 %
Beauvais  + 1016 %
Lille Lesquin  + 55 %
Montpellier  – 13 %
Strasbourg  – 41 %
Brest  + 33,7 %
Rennes  + 28 %
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