Voyage : les aéroports français mal notés !

Le site spécialisé Sleeping in airport effectue chaque année un classement des pires aéroports du Monde et d’Europe. En France, au moment de préparer son voyage, le constat est sans appel : les aéroports français sont mal notés ! Différents critères comme le confort, les services, la propreté, la facilité de transit ont été pris en considération pour effectuer ce classement. Heureusement le prix du parking ne semble pas intégré à la notation du voyage. Sans cela la note aurait été encore bien plus salée pour certains…

aéroports français mal notés

Dans le top 10 des pires aéroports du monde : Beauvais Tillé !

Situé à plus d’une heure de Paris, l’aéroport de Beauvais est connu pour ces vols lows-cost. Décoller de « Beauvais-Tillé » semble être une alternative économique à proximité des aéroports d’Orly et Roissy. L’aéroport est classé à la 9ème place des pires aéroports du monde.

Les principaux points faibles listés par le site sont :

  • la localisation de l’aéroport à environ 1h30 de Paris,
  • les horaires de l’aéroport (ce dernier étant fermé de 23h00 à 6h00),
  • le coût des hôtels à proximité (en cas de vol matinal),
  • peu de services et d’options de restauration,
  • le ratio qualité-prix des vols proposés

En 2017, l’aéroport a subi pour la première année une baisse de fréquentation. Le trafic prévisionnel pour 2017 sera de 3,8 millions de passagers, chiffre se rapprochant des statistiques de l’aéroport en 2012.

Côté parking, il faut compter entre 35 et 90 € la semaine pour un stationnement sur l’un des quatre parking de l’aéroport. Ces prix sont en moyenne 30 % plus cher que les tarifs proposés par le parking collaboratif.

Lyon, le premier aéroport Français référencé

L’aéroport de Lyon Saint-Exupéry sauve le classement français en matière de « bon élève ». En se positionnant difficilement dans le top 30, il semblerait que Lyon soit le seul aéroport a faire bonne réputation. L’aéroport reste toutefois loin derrière les leaders situés au Nord de l’Europe (Helsinki, Munich, Amsterdam, Zurich,…).

Dans ce classement, il est surprenant de ne pas voir d’aéroports français de taille. Avec des fréquentations similaires aux autres grands aéroports Européens, les aéroports d’Orly, Roissy, Toulouse, Nantes, Nice ou Marseille par exemple ont su se moderniser ces dernières années.

La raison, des petits critères semblent surclasser nos aéroports locaux. L’aéroport d’Helsinki, en tête du classement, séduit par son calme et sa propreté. L’autre point fort de l’aéroport finlandais serait la fluidité du transport dans le processus de voyage.

En Allemagne, un voyage du côté de l’aéroport de Munich rime avec sérénité et petites attentions : gratuité du café, zones de sommeils et douches à dispositions. L’autre point fort de l’aéroport Bavarois serait la rapidité d’exécution. Soyez rapide, ne vous transformez pas à votre tour en maillon faible au moment de remettre votre ceinture par exemple.

Autre point de comparaison, le prix du parking. Avec un choix de 5 parkings à Lyon, il faudra débourser entre 50 et 160 € pour une semaine de location de parking à l’aéroport. Sur la même période à Munich et pour des prestations de stationnement similaires, le parking dépasse souvent un prix moyen de 70 €. L’aéroport Français marque donc un point sur le parking, cocorico !

Mauvaise expérience à l’aéroport Bâle-Mulhouse et Orly

Mickaël, fondateur de Prendsmaplace, confirme certaines mauvaises expériences sur les aéroports de Bâle-Mulhouse et Orly. Pour lui, l’expérience du voyageur démarre dès le parking. Sa start-up spécialisée dans les locations de parkings à proximité de l’aéroport propose ainsi un super rapport qualité-prix dès le stationnement.

En décollant d’un aéroport Français, Mickaël a souvent fait le même constat. Pour lui, le manque de personnels à certains postes clés reste un point dur du vol. Cette zone de blocage peut également expliquer les variations  d’amabilité des salariés lors des pics d’affluence.

En décollant par exemple pour l’Irlande en 2016 de l’aéroport de Bâle-Mulhouse, le fondateur s’aperçoit qu’un seul douanier assure le contrôle pour accéder à la zone d’embarquement ! Mickaël comprend vite que malgré deux heures d’avance sur le décollage, rejoindre l’avion va être compliqué. En effet, avec 200 voyageurs piégés dans l’entonnoir du contrôle au même moment, l’inquiétude fut grande pour tous les passagers. Pas de stress le vol est dans 2h, restons zen ! Puis, mince pourquoi cela n’avance pas ? Et enfin, vais-je avoir mon avion ? Ce sentiment est d’autant plus fort au moment d’entendre : « embarquement immédiat des derniers passagers… ». Il est vrai que dans ces conditions, le voyage se transforme alors en véritable source de stress !

Même cas de figure sur l’aéroport d’Orly un an plus tôt, où voir débarquer plusieurs avions en même temps peut se transformer en cauchemar lors des contrôles d’identité ! Quand par exemple des aéroports internationaux (Montréal, Dublin,…) décident de renforcer le personnel affecté au guichets, on peut se demander quelle est la politique des aéroports Français sur le sujet lors des périodes de pointes ?

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Une carte à jouer pour les petits aéroports

Dans ce contexte où certains grands aéroports tentent de conserver leur croissance annuelle, de plus petits aéroports tirent leur épingle du jeu en misant sur une fluidité du transport. Les aéroports de Strasbourg, Brest, Lorient et Biarritz sont de bons exemples en la matière. En proposant un voyage sur mesure où la fluidité et l’expérience du voyageur restent une priorité, ces aéroports ont compris qu’il est interdit de voyageur avec des sueurs froides. Bon voyage d’un aéroport !

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