Une location VTC en plus du parking

L’affaire a fait grand bruit fin 2017 : l’entrée en vigueur de la loi Grandguillaume ! Cette loi a pris de cours de nombreux chauffeurs VTC l’an passé. En effet, ces derniers ont dorénavant l’obligation de réussir un examen ou disposer d’une équivalence d’un an dans la profession pour exercer. A Paris, capitale des locations VTC, 10 000 chauffeurs seraient ainsi sur le carreau depuis début de l’année. Fondateur de Prendsmaplace, un site spécialisé dans les locations de parking, j’ai pu m’inscrire en février 2018 à l’examen de location VTC sur Strasbourg. Mon objectif est de mieux comprendre ce secteur d’activité, trouver de potentielles synergies avec ma start-up spécialisée dans le parking, préparer une issue de secours suite à mon changement de profession prévu au second semestre.

L’inscription au concours VTC, plus complexe qu’une location de parking

Lorsque l’idée de m’inscrire à cet examen s’est fait le 27 février 2018, je ne pensais pas que seulement deux possibilités de dates existaient en Alsace sur 2018. La première option, m’inscrire pour le lendemain à la première session d’inscription de l’année (examen fin mars). Seconde possibilité, m’inscrire à la session d’automne avec un examen prévu fin octobre.

Après quelques coups de fils, les renseignements pris auprès de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat (CMA) et de la préfecture me laissent songeur : l’inscription à ce concours ne s’improvise pas ! En plus de mon manque d’anticipation, il semblerait que le taux de réussite au concours soit relativement bas.  L’autre alternative pour passer l’examen plus régulièrement est de changer de région. Il est vrai qu’au vu de la forte demande, s’inscrire sur Paris permet de passer l’examen tous les deux mois.

Ayant cerné la problématique de la date et du lieu, se pose également l’interrogation de suivre une formation spécifique ? Avec un ordre de coût de 1000 €, des formations accélérées se font quelques semaines avant l’examen. Certains centres de formations m’informent qu’il est toutefois possible de voir son stage pris en charge. En effet, une célèbre compagnie de location de VTC (nous ne l’a citerons pas) subventionnerait ce stage. Le reste à payer pour le candidat serait ensuite d’environ 100€. Bien qu’intéressant, j’abandonne rapidement cette idée par manque de temps et souhaitant garder ma liberté.

Enfin, avec un message de l’organisateur de l’examen indiquant : « tout dossier incomplet sera rejeté » et « tout dossier sera validé qu’après encaissement des droits d’inscriptions », interdiction de se louper !

examen vtc

L’examen de location de VTC en candidat libre

La nuit portant conseille, je me lève donc de bon pied le 28 février 2018, date de clôture de l’inscription !

Le menu de la journée s’annonce toutefois serré avec l’obligation d’obtenir en urgence un certificat médical auprès d’un médecin agrée. La veille, j’ai déjà pu scanner les différents documents exigés afin de gagner un temps précieux (photocopie du permis, d’une pièce d’identité, photo, signature électronique,…).

A 12h00, me voilà de retour d’un médecin délesté de 40€ payés en liquide et sans remboursement de la CPAM. J’espère qu’avec cette somme en poche le plat du jour de ce monsieur fut bon. Bref, disposant de l’ensemble des documents nécessaires, l’inscription et le téléchargement des pièces peut donc débuter sur le site https://examentaxivtc.fr/. La prochaine somme à payer indiquée par la CMA pour le passage de l’ensemble des épreuves est de 198€. Petite surprise au moment de payer avec une somme affichée à l’écran de 200€. Malgré un dernier sentiment de me faire racketter (bon je ne suis plus à 2 euros près), je décide de payer.

Quelques notifications plus tard, me voilà officiellement inscrit à l’examen de location de VTC à Strasbourg mais cela sera en candidat libre.

Le rendez-vous est fixé au 27 mars 2018 avec une après-midi comprenant six épreuves :

  • La réglementation T3P (transport public particulier de personnes) coeff 3,
  • La gestion d’entreprise coeff 2,
  • La sécurité routière coeff 3,
  • La capacité d’expression et de compréhension de la langue française coeff 2,
  • La capacité d’expression et de compréhension de la langue anglaise coeff 1,
  • Le développement propre à l’activité de VTC coeff 3,
  • La réglementation spécifique à l’activité de VTC coeff 3,

 

qcm vtc

Par mesure de sécurité, je décide de dépenser 25€ supplémentaires pour l’achat d’un livre que je recomande permettant la préparation du concours VTC.

location vtc

Admissible au concours de location VTC

L’achat du manuel de préparation a été utile puisqu’à près deux relectures en diagonale et une relecture plus approfondie j’arrive relativement serein à l’épreuve écrite le 27 mars 2018.

Parmi les candidats, deux femmes et une majorité d’hommes entre 30 et 50 ans dont certains en reconversion à priori. Je suis également surpris de la présence de nombreux candidats ne parlant à peine Français. Passé l’épreuve écrite dans ces conditions ne doit pas être évident. En effet, pour de nombreux sujets, la réponse apparait déjà dans la tournure de phrase de la question.

Après 4 heures d’épreuve, les candidats sont libérés. Le prochain rendez-vous se fera en fonction de la publication en ligne des résultats sous un mois.

Mi-avril, toujours pas de résultats communiqués sur le portail de la chambre des métiers. Cette lenteur est surprenante, lorsque l’on sait que les QCM sont corrigés par un ordinateur.

Mardi 18 avril 2018, les résultats viennent de tomber : je suis admissible comme une quarantaine de participants soit un abattement de plus de 50 % des candidats sur le premier tour.

Suite de l’histoire au prochain épisode avec la nécessité de trouver une voiture à doubles pédales et un costume pour l’épreuve pratique. Des pistes sont déjà connues pour limiter la facture, la seule obligation étant d’être admis à la lecture de mon prochain article.

Récapitulatif des courses : 265€ dépensés au lieu de 1000€, première mission réussie !

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