Conseils pour votre location de parking

La location d’un parking semble peu complexe de prime à bord. Avec des charges limitées, disposer d’un rendement de 6 à 8 % pour une place de parking inoccupée semble facile. Il convient toutefois de garder à l’esprit quelques conseils afin d’optimiser ses loyers tout en restant dans les clous. Malgré une réglementation limitée, quelques questions sont à se poser avant sa première location de parking.

Etes vous propriétaire du parking ?

Dans le cas où vous êtes propriétaire du parking, ne vous posez pas trop de questions. Nous vous invitons à l’ouvrir à la location rapidement en suivant les quelques conseils indiqués dans cet article.

Par contre, si en tant que propriétaire, votre locataire souhaite louer le parking affecté au logement loué, quelques clauses s’imposent. En effet, il est important de lui donner un accord préalable. L’objectif est de ne pas vous retrouver avec un contrat de location du parking qui court avec un inconnu. En effet, que ferez-vous d’un parking déjà loué après la demande de congé de votre locataire ? Ainsi, par sécurité, il convient donc d’indiquer clairement au moment de la rédaction du bail du logement indissociable du stationnement, que le contrat de location du parking prendra fin obligatoirement lorsque le locataire quittera le logement. Un message du type : « le loueur du parking accepte que le présent contrat de sous location prenne fin, lorsque le locataire rattaché au parking quittera son logement. Vous serez informé 3 mois à l’avance » peut faire l’affaire.

L’autre alternative est de réaliser deux baux différents : un pour l’habitation, un autre pour le stationnement soumis aux dispositions du Code Civil. Il conviendra alors de mentionner dans le bail du logement, de ne pas faire du stationnement un accessoire du contrat de location du logement.

La légalité de la sous location

Du côté locataire, si vous n’utilisez pas le parking affecté au logement, il sera tentant de l’ouvrir à la location. Toutefois, il est déconseillé de louer un parking sans l’accord de votre propriétaire. Pour les personnes souhaitant enfreindre cette règle (cas constaté dans les locations de logement), il est recommandé de rédiger au minimum un contrat de location du parking.

Prendsmaplace vous conseille de faire preuve de transparence, parlez-en à votre propriétaire. Ce dernier acceptera sans doute votre demande !

Définir son mode de location

Pour gagner de l’argent grâce au parking, il convient de réfléchir à son mode de location : courte, moyenne ou longue durée. Pour cela, avant de louer votre parking, il convient d’étudier les prix du marché et la demande en stationnement dans la zone de location. L’autre facteur à prendre en considération sont les caractéristiques de votre place de parking. En disposant d’un parking couvert ou fermé (box), sécurisé par des caméras ou un gardien, le prix de l’emplacement sera tiré vers le haut. Si vous ne répondez pas à ces critères, ne prenez pas peur, votre parking a également une valeur marchande.

Plus globalement, après une rapide étude de marché, vous constaterez qu’il n’est pas trop difficile d’être moins cher que les prix publics de location. Avec des loyers privatifs moins cher de 40 %, la location de parking entre particuliers reste plus compétitive que le stationnement en voirie et est donc attractive. En offrant à votre hôte la possibilité de réserver une place de parking, l’impact du critère prix reste important mais n’est pas toujours prépondérant.

L’approche de Prendsmaplace sur les locations de parking

Même si le prix reste un facteur à ne pas négliger, Prendsmaplace à une approche différente sur la meilleure façon de rentabiliser un parking. En plus de vos contraintes personnelles d’organisations (gestion des visites et d’échange d’une clé / bip), votre attente sur la rentabilité de vos locations est un peu similaire à un placement banquier. Préférez-vous davantage un placement en bourse, une assurance vie, un livre d’épargne classique ?

Les questions à se poser pour la location de votre parking seraient donc les suivantes :

  • Souhaitez vous disposer d’un loyer régulier sans trop d’effort ?

Privilégiez alors les locations sur de longues durées de 6 mois à un an. Avec de forte chance, votre futur locataire sera un résident ou une personne travaillant dans le quartier. Dans la plupart des cas, si la pression du stationnement est forte dans la zone, il ne sera pas trop nécessaire de réviser au rabais le loyer.

  • Avez-vous le sentiment de voir des effets de saisonnalité ?

Bien que le tarif des parkings soit le même en voirie ou en parc tout au long de l’année, la demande n’est pas forcement la même à certaines périodes. A titre d’exemple, lors du marché de Noël à Strasbourg, il est possible de louer son parking plus cher que les prix publics pendant près de 2 mois. Dans ce cas de figure, privilégier les locations saisonnières a du sens. Louez votre place à la semaine sur quelques mois et bénéficiez d’un fort rendement.

  • Est-il possible de mixer ces deux types de locations ?

En couplant des locations de courtes (5 jours) et moyenne durée (trimestre), il est possible d’avoir des rendements plus intéressant qu’une location annuelle, à méditer.

Formaliser un contrat de location de parking

La rédaction d’un contrat de location de parking reste libre entre les deux parties. En règle général, le contrat intègre la durée de location, le montant du loyer, les modalités de résiliation, assurance…

Les point importants à intégrer sont les suivants :

  • La durée de location

La durée de location est à fixer librement entre les deux parties. Celle-ci peut être irrévocable ou prévoir des clauses de résiliation en cours de location. Il est important de préciser si le bail est renouvelable par tacite reconduction ou non (spécifique au location de longues durées).

  • Le montant du loyer

Il convient de spécifier la périodicité de location : au jour, à la semaine ou au mois. Le montant du loyer est à définir librement entre les deux parties. Il sera précisé si le loyer est assujetti à la TVA ou non. Le bail pourra également intégrer une caution (bip) ou une retenue de garantie. Enfin, pour des locations longues, le loyer sera sans doute soumis à une révision de prix (formule d’indexation INSEE).

  • Modalité de résiliation.

Comme la durée de location, le préavis à respecter en cas de résiliation est libre. Par habitude, les loueurs adaptent la durée du préavis selon la durée de location du parking. Plus le bail est long, plus la durée du préavis augmente. Pour une location annuelle, la moyenne est de un à deux mois de préavis.

  • Assurance

Au moment de louer votre parking, assurez-vous que le véhicule de votre loueur soit assuré. En annexant l’assurance automobile de votre loueur au contrat, vous dormirez tranquille en cas de sinistre.

Vous l’aurez compris, faites preuve de bon sens en formalisant un contrat de location avec l’automobiliste. Ne fixez pas non plus des règles qui pourraient le faire fuir, vous louez un parking !

Modèle de contrat de location de parking gratuit

Déclarer vos revenus locatifs

Du côté propriétaire, vos revenus issus de la location de parking sont soumis aux impôts sur les revenus fonciers. Vous avez également pour obligation de vous acquitter de la taxe foncière. Par ailleurs, votre stationnement peut-être soumis au paiement de la TVA. Si ce dernier est loué en tant que local accessoire d’un logement principal vous n’êtes pas concerné. De plus, à moins d’excéder un seuil de revenu de 32 600 euros, le montant du loyer sera exprimé en € HT.  Les factures délivrées préciseront alors la mention « TVA non applicable art. 293 B du CGI ».

Du côté locataire, vous êtes tenu de payer la taxe d’habitation sur le stationnement si celui-ci est considéré comme une annexe de l’habitation et qu’il se situe à moins d’un kilomètre à vol d’oiseau de l’habitation.

Bonne location !

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