Passeport et aéroport, ça bouge !

Pour réduire les interminables files d’attentes au contrôle de votre passeport, le groupe ADP (anciennement aéroport de Paris) travaille à votre reconnaissance faciale.

L’an passé, les vacances d’été de nombreux voyageurs se sont vu perturbées sur les aéroports d’Orly et Roissy. En effet, malgré le renfort de policiers aux heures de pointe au contrôle du passeport, l’attente fut longue. L’objectif est dorénavant de limiter le temps de passage à 30 minutes maximum pour un passeport Français. D’ici peu, le renfort de sas à reconnaissance faciale doit fluidifier l’expérience des voyageurs dès leur arrivée en France.

Origine du passeport

Le terme « passeport » remonte au XVème Siècle. Celui-ci aurait été utilisé pour la première fois en 450 avant J.-C dans la perse Antique. Crée à l’époque afin de gérer la libre circulation des marchandises, l’usage du passeport a rapidement évolué. Il est vrai qu’en Prusse, ce dernier a surtout permis de réguler l’émigration de paysans cherchant à quitter le pays. Le passeport s’est donc vu imposer à chaque individu à des fins de contrôle.

Entre les deux guerres, les formalités de passeport se sont vu allégées. Toutefois, l’objectif restait encore de contrôler les flux migratoires. Ce n’est que depuis 1966 et la signature d’un Pacte International, que chaque individu a gagné en liberté. Cette date importante permet à chacun depuis de quitter ou de rentrer librement dans son pays.

Depuis les années 2000, l’arrivée du passeport biométrique a limité le risque de falsification en plus d’une sécurité renforcée. Grâce à cette évolution, une puce électronique stocke une photographie numérisée et les empreintes digitales du voyageur. Avec des contrôles aux frontières facilités, 3 à 4 % de voyageurs ont fait le choix de ce type de passeport.

passeport biométrique

Évolution du trafic aux aéroports, changement des passeports ?

Deux facteurs peuvent expliquer le bouchon au poste frontière : la hausse de trafic dans les aéroports et l’effet de pointe en été.

Aujourd’hui, les sas « parafes » (Passage Automatisé Rapide aux Frontières Extérieures) en place sur Orly et Roissy fluidifient déjà le trafic des voyageurs. Cette solution reste toutefois adaptée uniquement à la reconnaissance d’empreintes digitales. Les sas en place ne permettent pas encore de réaliser la reconnaissance faciale.

Ainsi, l’objectif des aéroports de Paris est d’évoluer rapidement vers ces sas à reconnaissance faciale. Faute de soutien de l’état, le groupe Aéroport de Paris a lancé seul un appel d’offre. En effet, le marché intégrant la pose de 95 sas à reconnaissance faciale verra des installations échelonnées en 2018. La société Gemalto, leader mondial de la sécurité numérique s’est vu attribuer ce marché pour un montant de 10 millions d’euros. Depuis mi-avril, les premiers sas sont installés pour une phase de test d’un mois sur l’aéroport de Roissy. A l’issu de ce test, le ministère de l’intérieur délivrera l’autorisation d’activer ou non cette nouvelle fonctionnalité.

Heureusement, ces évolutions n’affectent pas votre location de parking où un bon vieux ticket vous est transmis de votre arrivée.

passeport

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